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Les interventions en vidéo de l’atelier TICE et « jeux sérieux »

Retrouvez les vidéos enrichies des interventions de l’atelier TICE et « jeux sérieux » pour l’enseignement qui s’est tenu à Paris lors du 3ème salon Educ@tice le 23 novembre 2007.

>> Les serious games pour le e-learning – Stéphane de Buttet, Agence Rhône-Alpes Numérique

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>> Quelle est la place de jeux sérieux pour le Cerimes ? – Hervé Lièvre, Directeur du Cerimes

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>> Rapport au Ministre de la Culture sur les jeux vidéo – Jean Menu, Conseiller du président, CCI du Valencionnois, Ancien directeur du multimedia au centre national de la cinématographie (CNC)

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>> Synthèse – Guy Ménant, Ministère de l’Education Nationale, IGEN

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Le dossier « Serious Games » de France Inter

Réécoutez le dossier d’Hélène Chevallier (5 min.) diffusé ce matin dans le 07/10 de Nicolas Demorand sur France Inter (émission disponible pendant 180 jours).

France Inter

EcoutezAu programme : SGSE 2007, Pulse, Doug Whatley, BreakAway, Stéphane De Buttet, Daesign, Sébastien Beck, AVA Formation, AFJV, Emmanuel Forsans

>> Lien vers le dossier
>> Lien vers l’émission

3 Serious Games choisis par…

Stéphane de Buttet qui présente ici 3 jeux « illustrant trois axes à fort potentiel du marché des Serious Games ».

  • Pulse ! : Résultat d’une collaboration entre la Navy et la Texas A&M University-Corpus Christi, réalisé par la société Breakaway, il cherche à recréer de manière réaliste un service d’urgence médicale. C’est le Serious Game le plus cher jamais réalisé (10 millions de dollars). Il est un peu le porte-étendard de ce marché, tout en étant largement plus cher que la grande majorité des Serious Games, souvent plus proches d’une fourchette allant de 20K€ à 500K€. La santé est l’un des secteurs les plus porteurs, que ce soit dans le cadre de la formation des personnels soignant ou dans celui des thérapeutiques.

    Pulse

  • First Responder Training : Permettre aux personnels de la Sécurité Civile de s’entraîner virtuellement est un outil particulièrement intéressant. Il permet de simuler différents scénarios difficiles, voire impossibles à recréer dans la réalité tout en réduisant drastiquement le coût des entraînements. Sans prétendre remplacer les entraînements réels, c’est un outil complémentaire qui deviendra bien vite indispensable à tous ceux qui doivent lutter contre les risques. Acquisition des procédures, travail en groupe, management, prise de décision dans des situations d’urgence font partie des capacités que l’on peut développer dans ce type de formation virtuelle. Plusieurs projets existent actuellement sur cette thématique, dont celui de la société hollandaise Vstep.

    VSTEP

  • AVA Formation : Daesign, société française située à Annecy, est un pionnier dans le domaine des Serious Games. Leur technologie de pointe en intelligence artificielle permet de réaliser des simulations 3D utilisées dans le cadre de formations en entreprise. Des groupes prestigieux comme BNP-Paribas, SFR, AXA Assurances etc. font désormais appel à eux pour former leurs équipes avec des résultats étonnants.

    AVA

Portrait #1: Stéphane de Buttet (Fr)

Voici le premier d’une série de portraits des acteurs du Serious Game en France et dans le monde… Aujourd’hui, rencontre avec Stéphane de Buttet de l’Agence Rhône-Alpes Numérique, fondateur et organisateur du Serious Games Sessions Europe.

Comment avez-vous découvert les Serious Games ?

« J’ai découvert les Serious Games un peu par hasard en 2004 alors que je réalisais une mission pour la région Rhône-Alpes sur la valorisation des technologies du jeu vidéo. J’ai été informé de la tenue d’une conférence aux Etats-Unis qui était en fait le tout premier Serious Games Summit. En creusant un peu, j’ai vu que cette thématique pouvait parfaitementStéphane DE BUTTET s’intégrer dans la mission que je menais alors, et je me suis donc rendu à ce sommet. Je crois bien que j’étais le seul français présent, d’ailleurs. Quoiqu’il en soit, j’ai, au fil des conférences, compris que je venais de mettre le doigt sur quelque chose d’important.

Le gigantesque marché du jeu vidéo permet des investissements en R&D absolument gigantesques permettant de développer des technologies (rendu 3D temps-réel, modélisation sonore, simulation physique, Intelligence Artificielle…) qui dépassent de loin ce qui peut exister par ailleurs (les entreprises qui réalisent des simulations militaires, par exemple, se fournissent aujourd’hui en technologie issues du jeu vidéo, alors qu’elles étaient très en avance il y a seulement 10 ans avec leurs propres technologies). D’autre part, la dépréciation rapide de ces technologies sur le marché permet ensuite de les réutiliser pour réaliser des applications à des prix beaucoup plus bas que ceux qui étaient pratiqués précédemment, et de toucher de fait une vaste quantité de nouveaux marchés qui n’auraient pas eu accès à ces technologies par ailleurs. »

Fort de ces constatations et des exemples concrets que je pouvais observer lors de ce premier Serious Games Summit, j’ai donc rencontré Ben Sawyer, à l’origine de l’initiative Serious Games américaine, pour lui proposer de relayer le concept en Europe. Il a accepté bien volontiers et nous a aidés à réaliser notre premier évènement qui s’est tenu à Lyon en décembre 2005. Depuis, l’évènement connaît un succès croissant et tiendra sa 3ème édition le 3 décembre prochain à Lyon. J’en finalise d’ailleurs actuellement le programme. »

Quelle est votre implication dans ce secteur aujourd’hui ?

« Aujourd’hui, je travaille toujours au sein de l’Agence Rhône-Alpes Numérique, mais dans le cadre d’une action plus spécifique aux Serious Games. Mon rôle consiste à évangéliser les donneurs d’ordre potentiels (entreprises, industriels, administrations…) pour leur faire comprendre les nombreux avantages qu’ils auront à utiliser des Serious Games, mais aussi à informer les studios de jeux sur les opportunités de ce nouveau marché. J’effectue également un travail de conseil et de suivi des projets Serious Games que nous montons en Rhône-Alpes. »